*Le sionisme *

Sionisme :: Mouvement dont l'objectif fut la constitution en Palestine d'un Etat juif.
La création de l'état d'Israël sur la terre des Palestiniens est liée directement à la doctrine du sionisme. Beaucoup de questions nous viennent à l'esprit lorsque l'on s'intéresse au conflit israélo-palestinien :
- Pourquoi l'ONU décide de partager la Palestine en un état juif et arabe créant ainsi sa première " bourde " depuis sa création ?
- D'où les colons israéliens en Cisjordanie, à Gaza et au Golan tirent-ils leur fanatisme ?
Pour répondre à ces questions, il nous faut remonter en Europe au 19e siècle.
Le sionisme, la doctrine qui vise à l'établissement d'un état juif en Palestine, est défini par Theodor Herzl lorsqu'en 1896, il publie L'Etat juif, Essai d'une solution moderne à la question juive. Ecrivain juif hongrois, il assiste à la montée de l'antisémitisme en Europe, notamment lors de l'affaire Dreyfus. Cet événement le conforte dans sa conviction de la création d'un état où les juifs seraient à l'abri des
persécutions.
Cependant, cette idée d'un état juif en Palestine remonte au début du 19e siècle. En 1835, l'étudiant Moritz fonde à Prague une société pour le retour en Palestine. En 1838, Moïse Montefiore propose la création d'un état juif. En 1853, Lord Shaftesbury écrit : " la Syrie est un pays sans nation qui doit être donné à une nation sans pays, le peuple élu par Dieu ."
Au 19e siècle, les juifs participaient aux transformations économiques et sociales qui marquaient le siècle. A cette époque, les juifs souffraient d'antisémitisme - cet antisémitisme était plus économique que religieux.
Les sionistes pensent aussi que les bienfaits techniques et sociaux qu'apportaient les juifs aux arabes suffiraient pour qu'ils accueillent bien les juifs en Palestine. Moi, ça me fait penser aux informations de Pathé sur la présence française en Afrique : " Et la colonisation permettra d'élever le niveau social de l'indigène... ".
Cette vision n'était pas partagée par Ahaad Haam, le père du sionisme spirituel. Celui ci affirme que les Arabes ne collaboreront pas avec les Juifs si ils ne sont pas bien traités.

Dans La Vérité sur le pays d'Israël , publié en 1891, six ans avant la fondation du Mouvement sioniste mondial, Haam avait écrit:
" Il nous faut traiter la population locale avec amour et respect, conformément au droit et à la justice. Et que font nos frères au Pays d'Israël ! Exactement le contraire. L'Arabe respecte les hommes qui font montre de valeur et de courage. Mais il le fait seulement quand il a le sentiment que la partie a la justice pour elle. Il en va tout autrement quand l'Arabe pense que l'attitude de son adversaire est injuste et illégale. Dans ce cas, il peut réprimer sa colère longtemps. Mais elle reste en lui et il finira par se montrer vindicatif et avide de châtier ses adversaires ".

A ce moment-ci, le Yishouv, la communauté juive de Palestine, représente 5 % de la population.
En 1897, Herzl réunit le premier congrès sioniste à Bâle. Ce congrès voit la création de l'organisation sioniste mondiale, l'adoption du drapeau juif et d'un hymne national et la constitution d'un comité d'action.

Le mouvement sioniste politique, après son premier congrès, s'est efforcé de consolider le facteur religieux pour établir un lien entre les juifs et la Palestine. Les juifs qui ont vécu au cours des siècles en tant que minorités religieuses au sein des différents pays du monde ont pu y pratiquer librement leur culte, leur religion. Mais quelques anagogistes hébreux sont allés jusqu'à prétendre que les promesses contenues dans les livres sacrés donnaient le droit au " peuple " juif de recouvrer sa souveraineté sur la Palestine considérée comme sa " terre promise ".

En 1898 est fondée la Banque nationale juive qui se chargera de négocier avec le sultan l'achat de la Palestine. Herzl a d'abord hésité entre l'Argentine et la Palestine. L'Argentine possède de nombreuses terres en friche, plus riches que la Palestine. Mais cette dernière l'emportera pour son passé historique.
Les associations juives du monde voient alors dans la création d'un Etat juif une conception erronée de la mission d'Israël.

Et au début du 19e siècle, les juifs anti-sionistes étaient encore majoritaires et voyaient dans le projet colonial des sionistes une hérésie qu'ils qualifiaient d'aventure dangereuse. Le directeur de l'Alliance Israélite écrivait:

" Chez nous, on n'a pas changé d'opinion sur les dangers du sionisme. On reste convaincu que ce mouvement aboutira à un insuccès final, et peut-être même à une catastrophe " Ces paroles ont été citées par la Revue d'Études Théologiques et Religieuses, de Montpellier.

En 1901, le Fonds national juif est créé. Dans les années qui suivent, les sionistes parviennent à intéresser les Allemands, les Russes, les Français, les Anglais puis les Américains de leur projet. En 1903, la Grande Bretagne propose aux Juifs le plateau d'Uasin-Gishu en Ouganda pour créer leur état mais en 1905, le 7e congrès sioniste refuse la proposition de Chamberlain.

Les premiers colons juifs arrivent en Palestine en 1903, c'est le retour à la terre sainte. En 1914, la Palestine dénombre 40 000 juifs. En 1916, alors que la première guerre mondiale fait rage, les Juifs se battent au côté des Arabes et des Anglais contre la domination séculaire des Turcs.

La guerre terminée, les Anglais promettent aux Arabes la création d'un grand royaume indépendant. Ils seront trompés. En 1917, les Anglais entrent à Jérusalem et administreront la Palestine. Parallèlement, le président de l'Organisation sioniste mondiale, Weizmann, promet aux Anglais en échange de leur déclaration promettant la création d'un état juif en Palestine, que les Juifs Américains pousseront les Etats Unis à entrer en guerre.

Le 2 novembre 1917, le ministre anglais des Affaires Etrangères, Arthur James Balfour, promet aux sionistes le soutien de l'Angleterre pour la fondation d'un foyer national juif en Palestine. Pour les sionistes, le but est presque atteint.

Des spécialistes croient qu'il ne serait pas faux d'affirmer que les perceptions racistes et colonialistes des sionistes, ces juifs venus de l'extérieur s'installer en Palestine, ont contribué et contribuent encore au climat d'exaspération que les Palestiniens et les Arabes ressentent vivement.

Ces spécialistes maintiennent que si les sionistes, à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, avaient considéré les points de vue des autres juifs vivant en Palestine et ailleurs, peut-être n'en serions-nous pas là aujourd'hui. Ces juifs, majoritaires à l'époque, avaient rejeté vivement le sionisme. Ils voyaient en cette doctrine une idéologie diamétralement opposée aux idéaux anti-racistes et anti-colonialistes du judaïsme.
La réaction au projet sioniste fut violente surtout chez les rabbins profondément attachés au judaïsme. Le grand rabbin Yaakon Kappel Rottblum dénonça vigoureusement le sionisme politique qu'il qualifia de " danger mortel pour le judaïsme ". Il écrivait dans une de ses lettres rapportée dans Judaïsme contre sionisme (Édition Cujas, Paris, 1969), que:

" Le danger du sionisme c'est qu'il fait accomplir au peuple juif des péchés, des choses mauvaises en lui faisant croire qu'ainsi il accomplit la loi divine. C'est en cela que consistait le péché des habitants de Sodome : ils n'avaient pas conscience de faire le mal; ils pensaient au contraire qu'ils s'acquittaient de leur devoir de citoyens, qu'ils accomplissaient la loi de leur pays. Tels sont les sionistes. "

De son côté, le grand rabbin français Emmanuel Levyne, dans son livre Judaïsme contre sionisme (Édit. Cujas), écrivait en 1969 que:

" Reconquérir la terre d'Israël par l'argent et les armes, c'est manquer de foi: c'est-à-dire commettre le péché principal qui a été la cause de l'exil (Zohar 1, 2196). C'est le plus sûr moyen d'en repartir et d'en être chassé totalement et définitivement. "

Poursuivant son argumentation, il ajoute:
" Le sionisme politique nie la foi essentielle d'Israël. C'est la plus dangereuse hérésie de toute l'histoire juive. Elle menace l'existence du judaïsme. Il faut donc la combattre avec la plus grande énergie ".
Les rabbins n'ont pas été les seuls à dénoncer l'utilisation abusive de la Bible par les sionistes. Les chrétiens se sont aussi démarqués du sionisme sur ce terrain religieux...

En 1970, eut lieu la 1ere Conférence mondiale des chrétiens pour la Palestine. Cette conférence qui regroupait 400 anglicans, catholiques, orthodoxes, protestants de 37 pays lança un appel aux chrétiens du monde entier.

" Affirmant que l'Évangile nous révèle un messie dont le royaume n'est pas de ce monde, nous refusons la manipulation des textes bibliques à des fins de puissance politique. Étant contraire à l'esprit du christianisme, l'interprétation politique sioniste de ces textes nous paraît inacceptable pour les chrétiens, comme elle est inacceptable pour les juifs fidèles à l'interprétation spirituelle de l'Ancien Testament. Elle conduit en fait à légitimer par l'Écriture Sainte les graves injustices qu'ont subies le peuple palestinien et les autres peuples arabes, devant lesquelles la conscience humaine ne peut que s'insurger. Ainsi, l'État sioniste s'oppose à la dignité et à la liberté de l'homme. "

Le sionisme représente une aventure colonialiste regrettable qui n'est pas basée sur les droits humains les plus élémentaires. Il importe de retenir que même si les sionistes ont réalisé leur rêve, ils n'ont pu réussir à faire disparaître l'antisémitisme.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 10:15

Modifié le samedi 24 mai 2008 05:56

Belge sur les papiers, Marocaine de sang &. Palestinienne de coeur <3

Belge sur les papiers, Marocaine de sang &. Palestinienne de coeur <3
O Palestine notre bien aimé Palestine
Tu as subis tant d'injustice
Pour avoir défendu ton édifice
Ces sauvages t'attaques comme des écrevisses
Pensant aboutir a la victoire
Il ne fond que s'enfoncer dans un trou noir
Car certes c'est l'islam qui vaincra
Peu importe le détour qu'elle empruntera
Dieu est grand et clairvoyant
C'est ce qu' ignore ces ignorant
Sans cesse à te traumatiser
Sous prétexte que ce soit la visée
De la paix et de la liberté
N'est ce pas une infirmité
N'est-ce pas un crime que d'utiliser ces valeurs
Pour faire naître dans ce pays la terreur
O que si s'en est un
Mais un jour cette injustice prendra fin
Et nous verrons qui sont les plus malins
Vers ALLAH est le retour
Et cette fois-ci il n'y aura pas de détour


Palestine LIBRE Inch'allah !!

# Posté le jeudi 22 mai 2008 10:29

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 14:16

*La guerre de l'indépendance (( la guerre 1948 )) *

La guerre de l'indépendance, appelée également la guerre de 1948, est divisée en deux périodes : la période avant et la période après l'indépendance. Les affrontements entre les groupes israéliens clandestins et arabes irréguliers ont commencé pratiquement dès que l'ONU a approuvé la résolution de partition. Pendant ce temps, les pays arabes n'ont pas envahi bien que la Légion de Jordanie ait aidé l'attaque contre Gush Etzion, un petit bloc de colonies installées dans le territoire assigné à l'Etat palestinien au Sud de Jérusalem.

Avant l'Indépendance

Pendant la période avant la proclamation de l'Indépendance israélienne, deux armées de volontaires irréguliers arabes, dirigées par Haj Amin El Hussein dans la région de Jérusalem, et par Fawzi El Kaukji en Galilée, ont placé leurs combattants dans les villes arabes et conduit, sous les yeux des Anglais, diverses agressions contre les villes et villages juifs. Kaukji et ses irréguliers furent autorisés par les Anglais, à passer de Syrie en Palestine moyennant l'engagement de ne pas engager d'actions militaires mais il a bientôt rompu l'accord et attaqué à travers la Galilée. Les irréguliers arabes ont été combattus par l'armée clandestine sioniste, la Haganah, et par les groupes clandestins des factions dissidentes de l'Irgoun et du Lehi

À Jérusalem, les émeutes arabes ont éclaté les 30 novembre et 1er décembre 1947. Les irréguliers palestiniens ont coupé l'approvisionnement en nourriture, eau et carburant de Jérusalem durant un long siège qui a commencé à la fin de 1947. Les combats et la violence éclatèrent immédiatement dans tout le pays, y compris les embuscades des transport, le blocus de Jérusalem, des émeutes telles que les troubles à la raffinerie de Haïfa les massacres à Gush Etzion ( commis par les Palestiniens) et à Deir Yassin (par les Juifs). Les Palestiniens arabes ont commencé à abandonner leurs villes et villages pour échapper aux combats. Ainsi, la majeure partie de la population arabe de Haïfa est partie en mars et avril 1948, en dépit des appels des fonctionnaires juifs et britanniques pour qu'ils restent.

Les Anglais ont peu fait pour arrêter le combat mais les hostilités restaient limitées, des deux côtés, par le manque d'armes et de soldats formés. Au commencement, les Palestiniens ont eu un avantage clair et un rapport de mars, 1948 de la Haganah sur les opérations a jugé la situation critique, particulièrement dans la région de Jérusalem. On convient généralement qu'avril 1948 a marqué un tournant dans le combat, avant l'invasion des armées arabes, en faveur des forces juives dépassées initialement en armes et en effectif. Pour briser le siège de Jérusalem, la Haganah a activé prématurément le "plan Dalet" - un plan préparé pour la défense générale et censé n'être mis en application qu'au départ des Anglais. Il a exigé l'utilisation des forces armées et de tactiques de troupes régulières combattant ouvertement plutôt que clandestinement. Il prévoyait également l'évacuation "provisoire" des civils arabes des villes dans certains secteurs stratégiques, tels que le corridor de Jérusalem. Cette disposition a été citée comme preuve que les Sionistes ont projeté à l'avance l'exode et l'expulsion des civils arabes.

La Haganah a monté sa première opération de grande envergure, l'opération Nahshon, avec 1.500 soldats. Elle a attaqué les villages arabes de Qoloniyah et de Qastel, occupés par des forces irrégulières arabes après la fuite des villageois sur la route de Jérusalem. Elle a brisé temporairement le siège, permettant aux convois d'approvisionnements d'atteindre la ville. Qastel est tombé le 8 avril et le principal commandant militaire palestinien, Abdel Khader Al-Husseini y a été tué. Qoloniyeh est tombé le 11 avril. Dans le Nord, l'armée du Salut de Fawzi El-Kaukji a été repoussée lors de la bataille de Mishmar Haemeq, le 12 avril 1948. Ces succès aidèrent à convaincre le Président Truman que les Juifs ne seraient pas écrasés par les forces arabes et lui ont fait abandonner la proposition de tutelle que les Etats-Unis avaient déposée plus tôt à l'ONU . A la suite d'attaques par des Arabes irréguliers, Irgoun a attaqué la ville arabe de Jaffa, juste au Sud de Tel Aviv. Les Palestiniens se sont sauvés en masse en dépit des appels des Anglais pour qu'ils restent.

L'invasion arabe

En dépit de leurs déclarations belliqueuses, les gouvernements des pays arabes voisins étaient plus réticents à entrer en guerre contre Israël qu'on ne le pense généralement. Cependant la peur de la pression populaire combinée avec la crainte que les autres Etats arabes gagneraient un avantage sur eux en combattant en Palestine aidèrent à persuader la Syrie, la Jordanie et l'Egypte d'entrer en guerre. Quoique officiellement, ils se battaient en conformité avec un plan unique, il n'y avait en fait qu'une faible coordination entre eux.

Le 14 mai 1948, les Juifs ont proclamé l'Etat indépendant de Israël, et les Anglais se sont retirés de Palestine. Au cours des jours et semaines qui ont suivi, les pays arabes voisines ont envahi la Palestine et Israël (cliquez ici pour la carte). Les combats ont duré de brèves périodes séparées d'accords de cessez-le-feu (des trêves ont été déclarées du 11 juin au 8 juillet 1948 et du 19 juillet au 15 octobre 1948).

Au départ, les armées égyptiennes et syriennes ont remporté des succès notables. En particulier, les Egyptiens, soutenus par des tanks, de 'artillerie, des avions dont Israël ne disposait pas, parvenaient à isoler tout le Néguev et à occuper des régions qui avaient été assignées à l'Etat juif. Dans son livre, "Dans les champs de Philistine: (bisdoth palesheth), l'activiste pacifiste israélien Uri Avnery raconte comment l'armée égyptienne a essayé une attaque blindée massive contre Tel Aviv. Les tentatives palestiniennes d'installer leur Etat ont été bloquées par l'Egypte et la Jordanie. La Jordanie a respecté son accord de ne pas envahir des régions assignées à l'Etat juif, contrairement à la Syrie et à l'Egypte. L'attaque a été repoussée par quelques avions Messerschmitt récemment arrivés de Tchécoslovaquie. Les Syriens avancèrent dans le territoire qui avait été alloué à l'Etat palestinien.

Si la Jordanie n'envahissait pas le territoire juif, la Légion arabe empêchait l'arrivée à la partie juive assiégée de Jérusalem des convois partis de ses positions fortifiées du Latrun. Jérusalem aurait dû être internationalisée selon les résolutions 181 et 303 de l'Assemblée Générale des nations Unies. la résolution 303 de la résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU et de l'Assemblée générale de l'ONU. Les positions jordanienne dans le Latroun (ou Latrun) ne purent pas être conquises malgré plusieurs attaques sanglantes. Pour les contourner, les Israéliens ont finalement construit une "route de Birmanie ". Terminée en juin 1948, elle a permis de briser le siège de Jérusalem.

# Posté le vendredi 23 mai 2008 14:31

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 14:25

*La guerre des Six Jours *

*La guerre des Six Jours *


Légende de la carte ::

Aérodromes bombardés par les israeliens
x Combats les plus rudes

Avances israeliennes dans le désert du Sinaï

---> Général Tal
---> Général Yolf
---> Général Sharon

____ Territoires aux mains des forces israeliennes le 10 juin 1987

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À partir de 1960, une succession d'événements contribue à faire monter la pression entre Israéliens et Palestiniens, notamment le détournement d'une partie des eaux du Jourdain. D'autre part, Israël traverse entre 1965 et 1967 une grave crise économique. La guerre de 1967, dite «des Six-Jours», qui oppose une nouvelle fois Israël à ses voisins arabes, est en réalité préparée par l'État hébreu cinq ans auparavant.
Dans le contexte du nationalisme nassérien, l'incertitude gagne les populations tant israélienne qu'arabe. Alors que les Syriens craignent une intervention sur leur sol de l'État hébreu, Nasser réaffirme la force et l'unité arabe en bloquant le golfe d'Aqaba (5% du commerce d'Israël se faisait par ce port). Il ne mesure pas les conséquences de cet acte, considéré comme casus belli par Israël.

Les forces juives entrent en action le 5 juin et détruisent l'aviation égyptienne au sol. Malgré lui et sous la pression populaire, le roi Hussein fait entrer la Jordanie dans le conflit, qui devient une cuisante défaite pour les nations arabes. Israël occupe à l'issue de la guerre toute la péninsule du Sinaï, la Cisjordanie, ainsi que le plateau du Golan syrien. Les efforts stratégiques sur ce dernier, contrairement à la version longtemps officielle, étaient davantage de récupérer de nouvelles terres pour les kibboutz israéliens que de mettre un terme aux attaques syriennes depuis la frontière.

Intransigeance de Golda Meir

La défaite de 1967 amène 200.000 nouveaux réfugiés dans les camps de Jordanie, de Syrie ou du Liban. L'intransigeance du premier ministre israélien Golda Meir bloque tout accord pendant de nombreuses années, notamment sur le Sinaï. La même année, Jérusalem-Est est annexé par Israël. En Cisjordanie, les Palestiniens sont maintenant sous l'occupation israélienne, après la période jordanienne qui, malgré ses contraintes, leur avaient permis de développer l'éducation, les structures d'urbanisation et d'habitation dans une bien plus grande mesure que les Arabes en Israël.

C'est dans cette période que les mouvements palestiniens prennent de l'importance. À l'origine, l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), créée en 1964, était une tentative des dirigeants des régimes arabes du Moyen-Orient de contrôler les aspirations nationalistes palestiniennes. De petits mouvements s'opposaient déjà. Le Fatah, fondé par Arafat en 1959, voulait maintenir une lutte en Palestine alors que le Mouvement nationaliste arabe de Georges Habache (qui dirigera plus tard le FPLP) avait en théorie l'autre objectif d'évincer les régimes arabes. Par ses coups d'éclat, comme la bataille de Karameh en 1968, le Fatah parvient à prendre la direction de l'OLP. Accepter Yasser Arafat à la tête de l'OLP est un moindre mal pour les dirigeants arabes qui craignent davantage les mouvements susceptibles de renverser leur régime.

# Posté le samedi 24 mai 2008 06:29

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 14:23

Salam wa ahleykoum

Comme vous pouvez le constater, par cette carte géographique, nous pouvons démontrer que la colonisation de la Palestine par les juifs devenant l'israel n'a cessé durant des années.

Comment pouvons nous accepter cette injustice dont l'occupation n'a cessé que de dégrader les conditions de vie d'un peuple qui a eu l'amabilité d'accueillir ce peuple maudis et torturer par tous les peuples durant la 2ième guerre mondiale.

Je ne peux que témoigner de mon dégout et d'une haine justifier et grandissante que ce peuple injuste sans aucune morale et aucune indulgence pour ce peuple Palestiniens qui les a accueillies les bras ouverts à fin de les protéger de tous ces peuples qui n'ont cesser de vouloir les anéantir.

De part tout ce sang verser par ce peuple ( israel ) au peuple palestinien, je prie Dieu de récompenser chaque palestiniens pour son dévouement au coran Al-karim.

Qu'Allah puisse les récompenser.
Qu'Allah puisse les unir.
Qu'Allah puisse les aider.
Qu'Allah puisse leur donner la vie dont ils rêvés.

Par compatie pour ce peuple palestiniens dont ont ne peut qu'implorer Allah(swt).

AMINE, AMINE, AMINE <3

Wa ahleykoum Salam


Texte by ' Mon frère Houssain =D
]

# Posté le dimanche 25 mai 2008 11:39

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 14:25